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Objet : Instruction CONCERNANT RAPPEL DES PROCEDURES REGLEMENTAIRES D’ENLEVEMENT ET D’EMBARQUEMENT DES MARCHANDISES A L’AEROPORT DE CONAKRY

   

LA Directrice Nationale

MONSIEUR LE DIRECTEUR REGIONAL DES DOUANES DE CONAKRY

Monsieur le Directeur Régional,

Par notes de service n° 661, 684,687 et 688/MEF/SG/DND, respectivement du 27 septembre, du 03 et 04 octobre 2006,

Nous avons fait la relève de l’ensemble du personnel douanier de Conakry Aéroport suite à des informations persistantes, selon lesquelles de nombreuses marchandises étaient souvent enlevées ou embarquées pour l’exportation sans avoir fait l’objet de la moindre formalité douanière requise.

Au cour de notre réunion de travail sur la question, le vendredi 06 octobre 2006, avec les représentants de la SOGEAC, des compagnies Aériennes, et des Unités Douanières de l’Aéroport de Conakry, les débats ont tout à fait confirmé la véracité des reproches.

Les méfaits des tels agissements sur le niveau des recettes douanières ou sur les problèmes de la sécurité publique ou de santé des populations, ou encore sur la fiabilité des statistiques officielles du commerce extérieur guinéen, sont absolument indéniables. 

C’est pourquoi, à, partir de la présente instruction, il m’apparaît urgent de prescrire ou de rappeler vigoureusement ce qui suit :

A .Importation :

1. Aucune marchandise ne peut être enlevée sans accomplissement préalable des formalités douanières ou plus exactement sans le dépôt au bureau des douanes de l’aéroport, d’une déclaration régulière avec acquittement de tous les droits et taxes d’importation.

2. La SOGEAC est rendue désormais entièrement responsable de la disparition de tout colis manifesté qui aura été enlevé sans dépôt préalable d’une déclaration régulière en douane.

3. La SOGEAC ne peut non plus autoriser aucun retrait de marchandises dans ses magasins avant le dépôt par les compagnies aériennes des manifestes de cargaison.

4. il est formellement interdit de faire des retraits de colis sur le TARMAC (c’est-à-dire pendant le transfert de l’avion au magasin de la SOGEAC). La SOGEAC est directement responsable vis-à-vis de la Douane, de tous les manquants de colis causés pendant ce transfert.

5. Le Chef du Bureau des Douanes de l’Aéroport est autorisé s’il reçoit une demande écrite d’un commissionnaire agréé en douane, d’accorder des BEP (Bons d’Enlèvement Provisoire) et lorsqu’il s’agit de produits périssables, d’envois d’express, de valises diplomatiques ou de médicaments couverts par un visa de notre Ministère de la santé.De telles demandes devront être correctement enregistrées au Bureau des douanes de l’Aéroport à charge d’être régularisés sous huitaine

B. Exportation :

Les mesures édictées ci-haut, doivent être  également appliquées à l’occasion des exportations des produits.

Par exemple, on notera, qu’aucune marchandise ne devra être embarquée sans le dépôt au bureau des douanes de l’aéroport d’une déclaration régulière et l’acquittement de tous les droits et taxes d’exportation, s’il y en a.

De même, le chef du bureau des douanes de l’aéroport pourra donner des BEP (Bons a Embarquer Provisoire) s’il reçoit d’un commissionnaire en douane agréé, une demande écrite dans ce sens et s’i s’agit de marchandises périssables, de colis express ou de valises diplomatiques.

 De telles demandes devront être absolument enregistrées au niveau du bureau des douanes de l’aéroport à charge d’être régularisées sous huitaine.

L’inspection générale des services douaniers est chargée de veiller à l’observation stricte des présentes directives auxquelles j’attache du prix.

                                                                                         Conakry le 10 octobre 2006    Mme Olga SYRADIN

 

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